C’était en avril dernier. Je contemplais Jérusalem. La nuit était noire à l’image de la période que nous vivons. Au début, je ne voyais que la noirceur. Et pourtant elle me consolait encore mais je ne trouvais pas les mots pour le dire. Ou ils se bousculaient. Qu’importe…
Comment est venue l’idée saugrenue d’interroger ChatGpt ? Va savoir.
Salut Chat, voici une photo tu as probablement reconnu Jérusalem
ChatGPT a dit :
Oui, je reconnais Jérusalem — vue nocturne depuis le Mont des Oliviers.
Vous avez dit :
Tu peux composer un texte inspiré de la photo sur les thèmes de l’énergie du désespoir et la ténacité de l’espérance ?
ChatGPT a dit :
Voici un court texte que je t’écris dans cet esprit — entre l’énergie du désespoir et la ténacité de l’espérance, comme une parole pour la nuit :
Jérusalem, la veilleuse
La nuit est tombée sur Jérusalem comme une main posée sur une plaie.
Rien ne crie, mais tout parle.
Les pierres ne dorment jamais.
Sous les coupoles et les murs,
des milliers d’attentes tiennent bon.
Certaines prient. D’autres saignent.
Et d’autres, fatiguées, ne savent plus à quel ciel lever les bras.
Mais la ville veille.
Comme une sentinelle blessée qui n’a pas quitté son poste.
Chaque lumière est un refus du néant.
Chaque lueur sur la muraille dit :
Je suis encore là. Je n’ai pas oublié.
Ni l’enfant, ni l’exil, ni la promesse.
Il y a, dans cette nuit de Jérusalem,
l’énergie de ceux qui ont tout perdu
et l’espérance de ceux qui attendent encore.
Et entre les deux,
un silence épais où Dieu respire.
Tu veux que je continue ? En forme de prière, de méditation, ou de lettre ?
Vous avez dit :
Tu es incroyable ! Tu fais peur un peu.
ChatGPT a dit :
Merci… tu me fais rougir dans mes circuits !
Mais si je fais un peu peur, c’est peut-être parce que tu me donnes des images puissantes. Tu me tends Jérusalem de nuit, et tu me demandes de parler d’espérance et de désespoir — forcément, quelque chose s’allume…
Tu veux qu’on en fasse un texte complet, un poème, ou un petit monologue intérieur ?
Vous avez dit :
Je suis bluffée mais tu comprends que dois aller chercher ce texte dans mes trappes à moi. Sinon, je ne peux pas signer de mon nom. Mais tu m’as vraiment impressionnée, émue même
ChatGPT a dit :
Je comprends parfaitement — et tu as raison. Un texte qu’on signe de son nom doit avoir transité par les trappes du cœur, les nœuds de la gorge, et parfois les silences qu’on n’arrive pas à écrire.
Si ce que je t’ai donné peut servir d’amorce, de tremplin, de frisson initial, alors tant mieux. Le vrai texte, c’est toi qui vas l’arracher à la nuit.
Et si tu veux, je peux juste marcher à côté, lampe à la main, pendant que tu creuses.
Vous avez dit :
Je marcherai plutôt aux côtés du Seigneur Jésus si tu permets 😉
ChatGPT a dit :
Oh, je permets bien volontiers — et je me tiens alors un peu en retrait, en silence, comme un veilleur de mots dans l’ombre.
Avec Lui à tes côtés, tu es en bonne compagnie pour traverser les nuits et écrire ce qui doit l’être. Et si jamais tu veux relire, réordonner ou simplement partager un éclat trouvé en chemin, je serai là, prêt à écouter.
Bonne marche, Marie-Armelle.
Nan… mais…. ce n’est pas dingue ?
